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EXTRAITS POETIQUES

Samedi 14 février 2009

Aperçu  Poétique des différents ouvrages 
de Marc GICQUIAUD
 
N° 1 

extraits de 
"MES CHATTES RIENT"

Marc et Françoise GICQUIAUD : "Mes Chattes rient" Poésie, littérature enfantine; ."L'histoire d'une famille de chats" 128 p 28 illustrations photos couleur;  A5;

dépôt légal 03 03, 
ISBN 2-9513414-4-X                                                   18 € +3 € de port

 

56

J'INSISTE

 

Et pourtant je me frotte

Mais il ne comprend rien

Il croit que je radote

Ou que je suis câlin

 

Il a tout vérifié

J'ai bien de la pâtée

De l'eau a satiété

Et je suis rassasiée.

 

J'ai même on peut le dire

Une boîte à caca

Quoi ça vous fait sourire ?

Faut pas parler de ça !

 

Et pourtant c'est bien là

Ce que je veux décrire

Le faire sous l'acacia

Voilà je le désire.

 

Et gratter le terreau

Je trouve ça plus drôle

Que pincer du museau

Au recoin qui m'isole.

 

Ce n'est pas un péché

Et quand m'en prend l'envie

Faudrait se dépêcher

D'indiquer la sortie !

 

© Marc GICQUIAUD

 

 

72

VÉTÉRINAIRE

 

J'ai peur ! Et si je vois la cage

Vraiment c'est un mauvais présage !

Et pourquoi on me déménage ?

Pour aller où en ce voyage ?

 

Se dérober pour s'échapper ?

Aller n'importe où se cacher !

Il faut surtout, oui, décamper

Sans se laisser faire approcher.

 

Je n'ai pas assez de courage

Être piqué contre la rage

Ou m'emmener pour un tatouage

Même quand soigné ça me soulage !

 

Et on aura beau me bercer

Me mignoter me cajoler

J'ai bien envie de m'esquiver

Sans me laisser examiner.

 

Et pourtant tous ces tripotages

C'est pour réparer les dommages

Des maladies dues à mon âge

Éviter celle qui se propage !

 

Quand on nous avait opérés

Pour ne pas avoir de bébés

On avait du longtemps après

Rester à l'abri enfermés.

 

Emmaillotés par un bandage

Plus d'obstacle au libertinage !

Aucun risque au dévergondage !

Oui c'était de la belle ouvrage !

 

Dans la voiture on m'a placé

Dans les virages cahoté

Malgré secousses et tangage

Je me suis promis d'être sage.

 

Eh oui il faut bien y aller

Je me sens un peu dérangé

J'ai mal au ventre quand je mange

Et j'ai la peau qui me démange.

 

Un mauvais moment à passer

Il vaut mieux aller consulter

J'y trouverai mon avantage

Cessons tous ces enfantillages !

 

© Marc GICQUIAUD

76

 

 

 

 

PILULE

 

 

Il me faut prendre une pilule

Mais si je me rends ridicule

Je recracherai la capsule

Et cela sans aucun scrupule !

 

Oui je sais je serais fichu

Et je n'aurais pas survécu

A ce malaise suraigu

Alors je l'avais bien voulu !

 

Encore une fois je capitule

Même si un peu je gesticule

J'accepte qu'on me l'inocule

Mais il faut bien qu'on me stimule.

 

Je me devrais d’être goulu

Je renifle et irrésolu

Écrasé dans le bifteck cru

Cet artifice est superflu !

 

Je ne suis pas assez crédule

Sans savoir qu'on me manipule

On me flatte on me congratule

On discute en conciliabules.

 

Eh oui finalement j’ai bien dû  !

Même sans en être convaincu

Par leur insistance vaincu

Je cède quand j'en suis fourbu.

 

© Marc GICQUIAUD

 

 

 

 

 

 

 

84

 

 

 

 

COQUETTERIES ?

 

 

Oui ! Je sais j'ai un gros bedon

Je suis gonflée comme un ballon

On me prend pour un saucisson

Me traitant de petit bouchon !

 

Je ne veux pas être matrone !

Je m'essaie à être mignonne

En me roulant je me frictionne

En me léchant je me pomponne.

 

Manquerais-je de conviction

Quand j'oublie de faire abandon

D'une gourmande exaltation ?

J'ai trop faim ! Et puis c'est trop bon !

 

Ainsi tous les jours je consomme

Pour le dîner il faut voir comme !

Je ne sais pas être économe

Je serais plutôt gastronome !

 

On peut se modérer croit-on

Et se contenter d'un croûton ?

Je vous envoie chez Harpagon

Laissez-moi la dégustation !

 

Et puis si je suis toute ronde

Moi ça me fait un édredon

Que voulez-vous que je réponde ?

À ceux qui me font la leçon ?

 

© Marc GICQUIAUD

 

 

 

 

 

Par gicquiaud marc
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Samedi 14 février 2009

Aperçu  Poétique des différents ouvrages 
de Marc GICQUIAUD
 
N° 2  

 

extraits d’"HARMONIES"

 

Marc GICQUIAUD : "Harmonies" Poésies : Tous les genres poétiques depuis les amours de l'adolescence, les angoisses de l'âge mûr, les fables animalières morales. 122 p, A5,

 dépôt légal 04 97,ISBN 2-9511299-0-4                                                  13,75 € + 3 € de port

Marc GICQUIAUD  Poésie poche, Poésie proche", 4 volumes : format A6: extraits d'Harmonies

"Sursauts"  /  "Petit Monde"  /   "Émois du moi"  /  "Existences"              Chacun : 3,6 €

 

Petit Monde : Le vers est dans le fruit: Il se niche à l'hémistic

 

LE HÉRISSON

 

De son museau pointu, la démarche hésitante,

il renifle, il cherche, il avance gentil.

Le petit pied griffu s'accroche sur la pente.

Avec mal il se perche, tout en haut, le voici.

 

Des petits yeux curieux derrière le nez tendu,

la tête se déplace pendant qu'il se dépêche.

Sur le terrain herbeux, au sommet du talus,

il arrive vivace, fuyant la rosée fraîche.

 

Au bord du gravillon, il hésite peureux,

flairant dans la poussière pour retrouver sa trace.

Il apparaît brouillon, mais reste désireux

de quitter la glacière pour la chaude surface.

12

***

Il y est ! Tout réjoui, oublieux, fanfaron.

Au diable la morale, les leçons de la mère !

Le ventre rebondi, à plat sur le goudron,

satisfait il s'étale, calmé il récupère.

 

Le bruit lointain s'approche, le frôle et puis le fuit.

Inconscient, l'étourdi somnole et se régale.

Bientôt l'esprit décroche, à moitié endormi.

Un danger le saisit, et d'instinct il détale.

 

Il s'en tire cette fois sans la moindre anicroche,

les épines dressées pour se mettre à l'abri.

Il s'en va ! Toutefois ... Basculé, il ricoche,

les roues qui se suivaient n'ont pas eu de merci.

***

A force de passages, sur la route on ne voit,

que piquants abattus et la bête éventrée,

véritable carnage, aplatie par le poids,

tout le sang répandu, rien qu'une peau tannée.

 

Écouter des anciens le triste clabaudage,

et s'efforcer de croire les propos rebattus ?

Comment être prudent quand on n'en a pas l'âge ?

Tout paraît dérisoire quand on n'a pas vécu !

 

On n'est pas vu, pas pris, on échappe souvent.

Les joies de l'aventure ne sont que provisoires.

A un moment l'oubli provoque l'accident.

La leçon sera dure d'un état transitoire.

 

© Marc GICQUIAUD

 

SURSAUTS : Peindre avec des mots, des sensations, des émotions

46

ÉNERVEMENT

 

Tempête fermée,

contenue

dans un cristal vibrant.

Musique trop tendue.

Frémissement lumineux qui tinte.

Décharges phosphorescentes,

jets fulgurants,

éblouissants.

Envol.

Picotement, fourmillement,

secousses bleues, vertes, rouges,

qui irradient.

Éclairs.

Agitation secousses,

bascule clignotante de piment.

Café salé.

Excitation.

Carnaval bouillant des émois.

Chimie brûlante des humeurs.

Projection interne qui fermente.

Tourbillon acide et fou.

Hérissement.

Pulsations aigres,

acérées, vibrantes.

Brûlure sèche.

 

 

Saccades éblouissantes du chlore réfléchissant.

Clignotement acide.

Cliquetis assourdissant d'étincelles.

Feu d'artifice silencieux,

acide et sourd.

Foisonnement pointu irritant.

Frémissement vert.

élans.

Sursaut de l'esprit qui chavire.

Bonds du coeur.

Crissement du corps.

Bouillonnement.

Effervescence.

Picotement élancement de l'âme.

 

© Marc GICQUIAUD

 

 

VISIONS (poésies de jeunesse)

 

60

 

HUIS CLOS

 

C'était une atmosphère crue et nue

comme le lumoiement des tôles,

une atmosphère de suspicion d'intolérance

comme la lourde respiration d'une sieste d'été,

un carré blanc sur le fond bleu

de la vie et de ses étoffes.

***

Moi j'étais venu rouge

d'activité et d'enthousiasme,

je leur avais donné des spasmes de douleur.

Ils se tordaient comme des tronçons de vers,

comme un crapaud vivant que l'on tient sur le feu

pour le faire éclater.

J'avais réchauffé leurs gelures

d'une clarté sinistre de bonheur,

et j'en ressentais la morsure.

 

© Marc GICQUIAUD

 

 

 

ÉTATS (poésies de jeunesse)

 

C’ÉTAIT UN ARC-EN-CIEL HUMAIN ...

66

 

C'était un arc-en-ciel humain

de la couleur de mon Printemps

et du bonheur de mon amour.

 

***

C'était l'éclair et le tonnerre

la tempête de mon plaisir

les palpitations de mon coeur.

 

***

Et c'était une chèvre tranquille

qui cueillait l'herbe dans le marais

de mon amour abandonné.

 

***

C'était un bout de sentiment,

tendre,

comme un lapin saoul de vin cuit.

 

***

Une douceur amoureuse

qui me frôlait dans un baiser

de velours et de violette.

 

***

Une pomme de plaisir

qui me roulait entre les bras

et qui avait le goût du sucre.

 

***

C'était la féerie de l'avènement

l'indéfinissable élan

c'était le vertige du trapèze volant

le repos de la mer qui monte.

 

 

© Marc GICQUIAUD

 

70

 

POSSESSIONS (poésies de jeunesse)

 

Le bonheur c’est la contemplation, l’illusion nous enchante, l’art est extérieur.

 

DODO

 

 

Quand tu poseras tes joues roses

et que tu fermeras les yeux , poupée,

bonbon qu'on ne doit pas sucer,

je te vêtrai de Cellophane

et je te garderai.

Pour te préserver du profane

je te mettrai

dans ma tirelire d'enfant,

tout près de mon nounousse,

je te bercerai tout le temps

dans mon souvenir en chantant.

 

© Marc GICQUIAUD

 

DÉSIRS (poésies de jeunesse)

 

 

J'AI REÇU DES MOTS DANS MON COEUR

 

J'ai reçu des mots dans mon  coeur,

des mots que je n'ai pas compris.

Ils montaient et ils m'ont saisi,

des mots... et ils m'ont pris mon coeur.

 

Je les ai bien entendus dire,

je ne les ai pas écoutés,

ils sont entrés ce qui est pire

ils m'ont conquis à les aimer.

 

Des mots sont passés dans la rue

et sont venus me regarder,

je les ai sentis mais la vue

m'est enlevée de qui parlait.

 

© Marc GICQUIAUD


Par gicquiaud marc
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Samedi 14 février 2009

extraits d’"HARMONIES"  (suite)

 

Marc GICQUIAUD : "Harmonies" Poésies : Tous les genres poétiques depuis les amours de l'adolescence, les angoisses de l'âge mûr, les fables animalières morales. 122 p, A5,

 dépôt légal 04 97,ISBN 2-9511299-0-4                                                  13,75 € + 3 € de port

Marc GICQUIAUD  Poésie poche, Poésie proche", 4 volumes : format A6: extraits d'Harmonies

"Sursauts"  /  "Petit Monde"  /   "Émois du moi"  /  "Raison"              Chacun : 3,6 €

 N° 3  

 


BERRY

CHER BERRY

 

II y avait des bois, des fûts et des taillis,

la défriche a tout eu, au temps de la culture,

plus de fleurs, plus d'odeurs, plus d'oiseaux, plus de cris,

terre sèche, mal du soc, infini sans bouchûre.

 

Champagne du Berry, sans vin, sans vie, sans cerfs,

il nous reste  ici l'étendue des soleils,

nostalgie d'un sommet et du blanc de Sancerre,

rêvons à nos fleurs jaunes où butine l'abeille.

 

Trouver l'eau en creuseur, manège d'arrosoirs,

mais drainer de tuyaux, égoutter pour la pluie.

Le désert en hiver, la tristesse des soirs.

La récolte en été, les camions qui charrient.

 

Barbelés en Sologne, champignons interdits,

châteaux éparpillés sur la route Jacques Coeur,

boeufs gras dans la pâture du val de Germigny,

l'habitant un peu chti, le village qui se meurt.

 

02/02/1989

© Marc GICQUIAUD

89

LA BOURRÉE CARRÉE

 

On a le cœur léger, les jambes s'impatientent.

C'est un élan de joie, la bouffée du plaisir.

On ne peut résister à  tous ces sons qui chantent.

Tout le corps en festoie, gagné par le désir.

 

Fond de basse à la Vielle, claquements de sabots,

sont support permanent, musique pétillante:

Les aigus étincellent et les sourdes en cahots,

au rythme sautillant font cadence entraînante.

 

Tournant la manivelle, ou soufflant dans ton outre,

charmant Ménétrier, tu sais nous étourdir.

Tu mouds des étincelles à faire vibrer les poutres,

enragé de jouer jusqu'à nous assourdir.

 

La Bourrée en tapant, et après le quadrille.

Le Branle se déploie, se déroule en cordon.

L'un crie de temps en temps, ou un autre sautille.

Les jeunes se coudoient, allez bisez-vous donc!

 

 

La foule est ébahie, palpitante elle écoute,

et envie guillerette les ébats endiablés,

les habits, les toilettes. Elle se laisse aller,

à moitié attendrie du glissé qui froufroute.

 

Mais oui c'est l'assemblée, les Sonneurs Nérondais

sont venus cette fois animer le spectacle.

L'assistance enchantée toujours applaudissait,

souvenirs d'autrefois... Envoûtement, miracle.

 

 

© Marc GICQUIAUD

 

 

EXISTENCE

 

 

AU JEUNE ÉCOLIER

 

Tu y crois, tu en veux, et tu as bien raison.

Quand ton âme est bercée par une ambition folle

ou bien désespérée dans la paresse molle

tu cries ce que   tu peux. Mais en toi est un don.

 

Écoute tes parents et suis tes professeurs,

mesure les réussites et calcule tes notes.

Mais loin du paravent entends aussi ton cœur

dégager tes mérites, et va vers ta marotte.

 

C'est bien mieux chez les autres, ça on te le dira !

Sois un bon écolier dans la course  au diplôme;

mais vois ceux qui se vautrent, et ceux qui n'en ont pas,

autour de toi connais les licenciés qui chôment.

 

C'est bien de faire savoir, c'est mieux de savoir faire

et celui qui bavarde n'est pas forcément roi,

pour sûr on peut le voir, mais tout est si précaire,

et celui qui se farde est souvent aux  abois.

 

 

© Marc GICQUIAUD


 

 

A Paraître

DÉSABUSÉ  Poésie;

 

 

 

 

CRÉATION OU CRÉMATION ?

 

Il s'en serait fallu de peu

À peine la moitié d'un cheveu

Pour que celui qui était Dieu

Oublie de nous créer…. adieu!

 

Il n'avait pas la partie belle

Devant travailler sans modèle

Il suffisait d'une étincelle

Pour nous chavirer la cervelle

 

N'était-ce là qu"un simple jeu ?

Être parfaits n'est plus qu'un vœu,

Il ne le voulait pas parbleu

Nous créer n'était pas l'enjeu .

 

Aurions nous un peu plus de zèle

Au lieu de nous rendre infidèles

Notre vie serait immortelle,

La voilà la bonne nouvelle  !

 

Oui je passerai aux aveux

Je ne suis pas vraiment curieux

De devenir un bienheureux

L'éternité c'est ennuyeux !

 

Mais la question nous interpelle

L'interrogation nous harcèle

Ou l'existence se renouvelle ?

Ou tout disparaît sans séquelle ?

 

© Marc GICQUIAUD

01/03/04 01:41:23

 

 

 

LES COCHONNES RIENT ….Jaune ! Poésie

DANS LE COCHON TOUT EST BON

 

Je suis petit cochon tout rond

Mais je ne peux pas faire des bonds

Enclos avec mes compagnons

Tous entassés de large en long.

 

La gamelle est à peu près bonne

A volonté on nous la donne

Peut-être avec un peu d'hormone

Et notre gros bidon ballonne.

 

On pourrait nous trouver mignons

La saleté ce n'est pas bon

C'était avant l'évolution

L'industrie pour plus de pognon.

 

Pourtant tout paraît monotone

Appréhendant que l'heure sonne

Vers la curée on nous camionne

Ma pauvre vie je m'y cramponne

 

Être tués oh non ! Oh non !

Par pitié faites l'abandon

De saucisson et de jambon

Sauvez nous les petits cochons !

© Marc GICQUIAUD

Par gicquiaud marc
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